Chiffrer une pièce à partir d’un fichier STEP, DXF ou PDF

Une demande de prix industrielle arrive rarement sous la forme d’une base de données prête à calculer. Elle contient un email, un ou plusieurs plans et parfois des fichiers CAO sans convention de nommage. Automatiser le chiffrage commence donc par comprendre ce que chaque format apporte — et surtout ce qu’il ne contient pas.
STEP, DXF et PDF : quelles différences ?
| Format | Informations utiles | Points de vigilance |
|---|---|---|
| STEP / STP | Géométrie 3D, volumes, surfaces et formes | Tolérances, traitements et matière souvent absents |
| DXF | Contours 2D, perçages, longueurs et calques | Unités, doublons, contours ouverts et annotations |
| Cotes, tolérances, cartouche, matière et notes | Qualité variable, scan ou informations non structurées |
Ce qu’un système peut extraire
Selon le format et sa qualité, l’analyse peut identifier une référence, des dimensions, une épaisseur, une matière, des quantités, des perçages ou certaines caractéristiques géométriques. Ces données alimentent ensuite un moteur de règles : choix du brut, opérations possibles, temps, consommation matière et contrôles.
L’extraction doit toujours conserver la source de chaque valeur. Le deviseur doit pouvoir distinguer une information explicitement lue d’une hypothèse proposée par le système.
Le workflow recommandé
- Rassembler l’email et les pièces jointes dans un dossier de demande.
- Associer automatiquement les fichiers correspondant à une même référence.
- Contrôler les unités, versions, doublons et documents manquants.
- Extraire les caractéristiques utiles de chaque format.
- Résoudre les incohérences ou les présenter au deviseur.
- Transmettre les données validées au calcul de coût et à l’ERP.
Les informations qu’il ne faut pas inventer
Une automatisation robuste sait s’arrêter. Une tolérance illisible, une matière ambiguë, une échelle incertaine ou un écart entre le PDF et le STEP doit déclencher une demande de validation. Un prix rapide mais fondé sur une mauvaise version du plan reste un mauvais devis.
Du fichier technique au prix
La lecture documentaire n’est que la première étape. Les caractéristiques extraites doivent être converties en matière, gamme, temps et coût. Consultez notre guide du chiffrage industriel, l’article sur le chiffrage automatisé en usinage et celui consacré au coût de revient.
Notre solution de chiffrage à partir de fichiers STEP, DXF et PDF applique cette approche avec validation humaine. Le cas client sur l’automatisation des devis présente un processus complet connecté à l’ERP.